05 septembre 2009

Récit d'une ascension réussie

Jeudi 20 Août 2009

Kimori house : c'est la chambre d'hôte où nous sommes arrivés hier au soir et où nous avons été accueillis par Anna, notre hôtesse. Marie, Perrine, Michel et moi logeons ici. Nos 4 amis anglais sont hébergés chez Bob à 200m de là.
Il a plu une bonne partie de la nuit. Ce matin, j’ai été réveillé par la cloche voisine qui sonne à 5h. On se lève à 7h. La pluie s’est arrêtée. De partout, sortent des gamins habillés aux couleurs du drapeau tanzanien : ils vont à l’école.

Pendant ce temps Anna nous a servi un copieux petit déjeuner. Nous finissons chacun de préparer nos 2 sacs : celui que l’on portera nous même avec nos affaires pour la journée et celui qu’on laissera aux porteurs et qui ne doit pas dépasser 15kg.

A 8h notre guide, James, arrive, suivi du minibus qui est déjà chargé avec tout le matériel collectif et les provisions pour une semaine. Bob, David, Jenny et Michele arrivent à leur tour. Dernières vérifications, puis on embarque tous dans le minibus pour rejoindre Rongaï, au nord du Kilimandjaro près de la frontière avec le Kenya. Près de 3h de piste, d’abord dans la forêt, puis dans des zones plus arides, sont nécessaires pour arriver à notre point de départ, Nalemoru Gate, à 1990m d’altitude. Le ciel est couvert et nous n’avons pas encore vu les sommets du Kilimandjaro.

Il est midi et il y a beaucoup d’agitation en cet endroit : Nous sommes aujourd’hui 3 groupes à partir d’ici, soit plus de 300 personnes avec les guides et les porteurs.
Nous sommes le plus petit groupe et représentons une équipe de 38 personnes :
- Les 8 touristes que nous sommes,
- Notre guide chef, James, et ses 3 assistants Livingstone, Good Luck et Brown (le fils de James),
- 2 cuisiniers,
- 24 porteurs, dont certains ont des fonctions particulières (monteurs des tentes ou serveurs).



Pendant que nos guides font la répartition des charges pour les porteurs, les 2 cuisiniers nous installent une table avec une nappe pour un pique-nique amélioré (sandwichs, fruits, légumes, pâtisseries).

Nous signons ensuite le registre de départ et nous démarrons à 13h30. Pour ce 1er jour, c’est Livingstone qui prend la tête du groupe. La première partie du parcours s’effectue dans une forêt de résineux. On n’est donc pas trop dépaysé, si ce n’est la poussière que l’on va soulever pendant une heure. On croise nos premiers singes « colobe », noirs avec une longue queue blanche. La première halte se fait lorsqu’on entre dans la forêt équatoriale. Après une heure où nous avançons pole-pole (doucement), nouvelle pause à la sortie de la forêt : la végétation est moins dense et moins haute.




Nous arrivons à notre premier campement, Simba camp, à 17h. Nous sommes à 2625m d’altitude. Nous signons le registre de passage et nous allons nous installer selon un rituel que nous retrouverons tous les soirs : les tentes sont déjà montées, nous avons chacun une bassine d’eau chaude pour faire un minimum de toilette et on nous sert le thé accompagné soit de pâtisseries, soit de pop corns.
Vers 18h, les nuages se déchirent et l’on voit apparaître le Mawenzi, puis, quelques minutes plus tard, le Kibo dans le soleil couchant.

Nous allons prendre le rythme du soleil. Ici il fait nuit à 18h30 et dès que le soleil a disparu, le froid devient très vif. Nous dînons donc à la bougie vers 19h. Et à 20h nous nous glissons dans nos sacs de couchage : quelques instants d’écriture ou de lecture à la lampe frontale, mais généralement, l’extinction des feux ne tarde pas.
Pour cette première soirée, nous avons déjà apprécié les talents culinaires de nos cuisiniers : au menu nous avons eu de la soupe, du poisson, des pommes de terre et des épinards avec une sauce aux légumes et enfin des bananes.

Comme il le fera à la fin de chacun de nos repas, James vient s’enquérir d’éventuels problèmes sur la qualité de la nourriture, sur les difficultés que nous avons rencontrées,… et il nous donne les consignes pour le lendemain.
Cette nuit sera plutôt bonne : après tout, nous sommes « seulement » à l’altitude du refuge du col du Palet où nous avons dormi la semaine dernière.


Vendredi 21 Août 2009.

Nous sommes réveillés à 6h30 par nos serveurs qui nous apportent une bassine d’eau chaude et le « morning tea » dans la tente. Il fait beau et le soleil commence à éclairer le Kibo et le Mawenzi.



Nous plions nos affaires pour 7h, afin que les porteurs puissent commencer à plier le camp pendant que nous prenons le petit déjeuner. Tous les matins, nous aurons :
- Café / thé
- Porridge
- Toasts, beurre et miel
- Omelette ou œufs brouillés accompagnés de saucisses et légumes.
Pendant que nos amis anglais se régalent avec leur assiette de porridge, nous préférons les classiques tartines, tellement bien que, le troisième jour, James viendra s’inquiéter pour savoir s’il y a un problème avec la qualité du porridge. On lui expliquera alors qu’il y a une vraie différence culturelle (et surtout culinaire) entre les 2 côtés de la Manche. Je ne suis pas sûr que cela l’ait totalement convaincu…



A 8h, nous démarrons derrière Good Luck. La végétation est de moins en moins haute et vers 10h, la brume nous rejoint. Après une pause à First Cave, nous arrivons un peu avant midi à Second Cave, dans laquelle une cuisine de campagne a été installée pour préparer le repas de midi que nous prenons ici à 3480m d’altitude (soupe, poisson, pâtes, légumes, macédoine d’avocats/carottes/concombres et oranges).

Nous repartons vers 13h et traversons, toujours dans la brume, des territoires où la végétation a été calcinée un an plus tôt par un gigantesque incendie. Seules quelques fleurs ramènent un peu de vie dans cette traversée plutôt sinistre…
Nous arrivons enfin à Kikelewa Camp (3630m) vers 16h30.
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Très vite, le ciel se dégage enfin. Nous voyons ici nos premiers séneçons. Pendant que nous nous reposons entre le thé et le repas du soir, des petits oiseaux viennent nous rendre visite devant la tente.

Après le repas du soir où nous avons eu droit à de la soupe, du poulet accompagné de riz, chou et légumes divers, et de l’ananas, on sent que le froid est beaucoup plus vif. On se retrouvera donc vite au chaud dans nos duvets et l’on éteindra peu après 8h. Cette nuit, il va geler. Je vais bien dormir jusqu’à minuit-1h du matin. Après cela, le vent qui s’est levé, l’altitude, l’inquiétude en vue des prochains jours vont faire que je ne vais pas beaucoup fermer l’œil jusqu’au « morning tea ».
Cette première journée au dessus de 3000m a également eu des effets sur Marie, Michel et Michele : Il faudra boire beaucoup plus demain.

Samedi 22 Août 2009

Lever à 7h : magnifique lever de soleil au dessus de la mer de nuage. La lumière orangée sur le Kibo est superbe. Il fait froid, mais dès que le soleil est là, la température devient vite agréable.
De gros oiseaux qui ressemblent à des corbeaux avec un gros bec et un petit col blanc tournent autour du camp en attendant notre départ.



Aujourd’hui, nous démarrons à 8h30. James nous a dit de prévoir les lampes frontales. En effet, vers 4100m d’altitude, il nous propose une petite récréation : un peu à l’écart du sentier, un trou dans le rocher. On s’enfile en rampant dans l’étroit boyau et au bout d’une trentaine de mètres on ressort tout essoufflé de l’autre côté. Perrine et Michel, un peu claustrophobes, préfèrent faire le tour à l’air libre et nous attendent à la sortie.



Nous reprenons notre ascension pole-pole dans un paysage de plus en plus aride et nous arrivons vers 13h à Mawenzi Tarn Camp à 4310m d’altitude où, comme d’habitude, le campement est déjà installé et où nous attendent un jus d’orange et des gâteaux. Le site est grandiose au pied du Mawenzi, auprès d’un petit lac. Après un brin de toilette, nous déjeunons à 14h (Soupe, beignets, bœuf + haricots, maïs, chou, frites et pastèques). Les porteurs profitent de l’après-midi également pour faire leur toilette et leur lessive : ils n’ont pas la chance que nous avons de pouvoir amener leurs vêtements pour une semaine et on se dit qu’on aurait certainement à apprendre auprès d’eux en matière d’hygiène et de propreté.



Après une petite sieste jusqu’à 16h, nous partons pour une courte marche d’acclimatation vers 4500m. J’aperçois sur les pentes du Mawenzi des séneçons. Je voudrais faire des photos : pas de problème… Good Luck et Livingstone nous accompagnent, Perrine et moi. Pendant ce détour un peu plus intime, j’apprends que Livingstone à 3 filles et qu’il fait en moyenne l’ascension du Kibo 10 fois par an.

De retour au camp, comme je continue à me balader pour faire des photos, un gars qui sort du bâtiment en dur entame la conversation : Il s’agit du gardien des lieux qui séjourne ici pendant 10 jours avant d’être remplacé et de redescendre au pied de la montagne, puis de remonter prendre un autre poste pendant 10 jours. Il s’assure que les groupes laissent les lieux propres et veille à la bonne organisation des campements.
Ce fut d’ailleurs la bonne surprise de cette ascension : malgré le monde qui passe sur les différentes routes qui mènent au sommet, les chemins et les camps sont propres et l’on voit très peu de traces de pollution : exceptionnellement un papier et quelques mégots de cigarettes (eh oui ! même à cette altitude, il y en a encore qui peuvent fumer … ce sont en général les porteurs).

Dès que le soleil se couche, il fait vite très froid. Nous dînons rapidement vers 19h (Soupe, beignets, spaghettis bolognaise + haricots verts et salade de fruits).
Avant de rejoindre mon duvet, je vais photographier le ciel étoilé qui à cette altitude est incomparable. Je n’ai jamais aussi bien vu la voie lactée.
Je suis au lit à 8h, mais pour la deuxième nuit de suite, je vais très mal dormir.
Michel a encore eu des soucis d’acclimatation à l’altitude et David a attrapé la tourista qu’il soigne énergiquement car le sommet, c’est pour la nuit prochaine…..
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Dimanche 23 Août 2009

Lever à 7h : Il fait toujours beau et nous sommes toujours au-dessus de la mer de nuages. James nous informe qu’un de nos cuisiniers vient d’apprendre qu’il a eu un décès dans sa famille et qu’il doit redescendre d’urgence. Nous le saluons et lui donnons son pourboire.
Nous partons à 8h15 pour la traversée du Saddle, cette zone désertique qui sépare le Mawenzi du Kibo. Nous mettrons plus de 6 heures pour effectuer le parcours (y compris les pauses et le pique-nique). C’est le même scénario que les jours précédents : au bout d’une demi-heure, le long défilé des porteurs nous double à vive allure, alors que nous marchons pole-pole.





Le paysage n’est pas très varié, mais est grandiose. Plus on approche du Kibo, mieux on peut repérer le tracé du sentier qui nous amènera au sommet la nuit prochaine : on ne dirait pas qu’il y a 1000m de dénivelé entre le pied du cône et le rebord de la caldeira.
Petite précision géologique : une caldeira n’est pas un cratère. Le cratère est une dépression en forme d’entonnoir, de taille réduite. Une caldeira est une vaste dépression (en général plusieurs km de diamètre), circulaire ou elliptique, à fond plat et située au sommet de certains grands édifices volcaniques.


A l’arrivée à Kibo Hut (4700 m d’altitude) à 14h30, après les formalités de passage, on boit un thé, puis, en vain, on essaie de faire une sieste.
A 17h30, nous avons un repas léger et James vient nous donner les dernières consignes :
- 3 couches de vêtements sur les jambes
- 5 à 6 couches sur le haut du corps
Il nous remet également un sac de pique-nique (boisson sucrée, biscuit au glucose,…). Nous donnons nos gourdes et camel bag afin qu’ils soient remplis d’eau bouillie pour le départ. Perrine récupère tout de suite sa gourde pour s’en servir de bouillote.
A 18h15, nous sommes couchés, mais cette très courte nuit ne sera encore pas propice à un vrai sommeil.

On se lève à 23h (pas besoin de réveil, car cela fait déjà un bon moment que je ne dors plus). Nous nous habillons en respectant les consignes de James : En bas, par-dessus le collant que j’avais gardé pour dormir, j’enfile le pantalon de rando et le surpantalon de montagne ; en haut, 2 sous-vêtements techniques, 2 polaires et la veste de montagne ; le bonnet et 2 paires de gants.
Nous rangeons nos affaires dans un coin de la tente afin qu’un porteur puisse venir y dormir et surveiller nos affaires.
Nous récupérons nos gourdes, ajustons les lampes frontales et à 23h50, c’est parti…..pole-pole…..

Lundi 24 Août 2009


Pendant plusieurs heures c’est le ballet des lampes torches sur les pentes du Kibo : tous les groupes ne sont pas partis à la même heure et ne vont pas tous à la même vitesse.
Nous effectuons une première courte pause au bout d’une heure. Malgré le froid, j’essaie de boire régulièrement toutes les 10mn. Le temps passe assez vite et j’ai ma lampe frontale qui vient fréquemment buter dans le sac à dos de David qui me précède. Nous passons la côte 5000 (étrange sensation que de penser qu’on est déjà plus haut que le Mont-Blanc). Vers 2h15, nous faisons une 2ème halte à Hans Meyer Cave où nos guides nous proposent du thé chaud.
Lorsque nous redémarrons, nous croisons une touriste à l’agonie qui redescend très rapidement avec un guide (mal aigu des montagnes) : On baisse la tête, on continue et on essaie de penser à autre chose. Puis avec la pente qui devient de plus en plus raide, notre groupe fait de plus en plus l’accordéon entre ceux qui sont devant et ceux qui sont derrière et ça devient de plus en plus inconfortable pour les derniers.

Alors James scinde l’équipe en deux : un premier groupe avec Marie, Perrine, David et moi, conduit par Livingstone et Good Luck et un deuxième groupe avec Bob, Michel, Michele et Jenny conduit par James et Brown.
Nous reprenons notre lente ascension avec encore une pause vers 4h et une autre vers 5h. De temps à autre on double des groupes dans lesquels des marcheurs sont assis au bord du sentier : vont-ils tous redémarrer ou certains vont-ils abandonner ici ?

Sans vraiment nous en rendre compte, vers 6h du matin, nous prenons pied sur le rebord de la caldeira, à Gilman’s point à 5681m d’altitude. C’est déjà un immense soulagement que d’être arrivé là sans vraiment avoir l’impression de fatigue. Alors que l’horizon commence à s’éclaircir, nos 2 guides nous offrent encore du thé chaud.



On aperçoit le sommet de l’autre côté de la caldeira qui mesure 3km de diamètre. Nous redémarrons rapidement sans attendre le 2ème groupe. Pendant cette courte pause, l’eau a gelé dans le tuyau de mon camel bag. Nous assistons au lever du soleil lorsque nous passons à Stella Point (5730m) : c’est certainement une des plus belles images que je retiens de cette ascension avec le premier rayon du soleil qui apparait au dessus de la mer de nuages, le Mawenzi encore dans l’ombre avec une couronne de nuages et le glacier Sud près duquel nous nous sommes arrêtés et qui prend des couleurs rose orangé : ça vaut largement les 6h de marche que l’on vient de faire dans le noir.

Perrine commence à avoir mal à la tête et angoisse à la pensée du mal aigu des montagnes. Mais Good Luck lui prend son sac et la convainc de terminer. Il ne reste guère plus de 100m de dénivelé.





Nous continuons donc notre lente ascension. Je suis tellement concentré sur ces derniers mètres à parcourir, et je repasse dans ma tête ces 5 mois de doute depuis que les médecins m’ont déconseillé de venir ici, à tel point que je ne vois pas pleinement tout ce qui m’entoure. J’arrive au sommet en même temps que Perrine : Il est 7h30… Ca y est nous y sommes. Moments d’intense émotion : on pleure, on s’embrasse.

Nous faisons quelques photos, mais il faut déjà penser à redescendre. On ne peut pas rester indéfiniment à cette altitude. Avec le recul aujourd’hui, mon seul regret c’est que, lorsqu’on arrive ici, toutes nos pensées vont sur le fait « d’y être arrivé » et l’on n’a pas le temps d’apprécier tout ce qui nous entoure et on redescend en ayant l’impression d’avoir rêvé. Quelques minutes après le début de notre descente, on croise le 2ème groupe. Michel n’a pas l’air en forme, mais ils ne sont plus loin du but.



Arrivés à Gilman’s point, on fait une pause. Elle est la bienvenue car je commence à avoir un coup de pompe. David aussi est tout pâle. Je bois, je grignote des barres et des gâteaux. Au bout d’un quart d’heure, ça va mieux et on peut repartir, mais Good Luck me prend mon sac. La descente, dans les éboulis et les pierriers se fait tout droit, les lacets de la montée sont oubliés. Il est 10h passé lorsque nous arrivons couverts de poussière à Kibo Hut.


Je m’allonge sous la tente sans pouvoir vraiment dormir. De temps à autre je sors pour scruter les pentes du Kibo et tenter de repérer le 2ème groupe. Ils arrivent enfin vers midi : nous sommes soulagés d’autant qu’ils nous annoncent que tous ont atteint le sommet. Michel, qui a été malade sur toute la dernière partie de l’ascension, a réussi « au moral », comme il l’avait toujours annoncé.
100% de réussite : d’abord un grand merci à nos guides.


Nous avalons rapidement une soupe aux nouilles très épicée pendant que les porteurs plient le camp. Bob est malade à son tour.
A 13h30 nous quittons Kibo Hut. Le chemin est large : finie la marche pole-pole en file indienne. Les guides nous laissent libres d’aller à notre gré. En fin d’après-midi, nous pénétrons dans la couche de nuage et c’est sous la pluie que nous arrivons à Horombo Huts (3700m) à 17h30. Je m’allonge dans la tente et m’endors tout de suite. Les serveurs me réveillent pour le dîner (Soupe, riz, poulet, légumes et ananas). On se couche à 19h30, et enfin, je vais faire une vraie nuit de sommeil jusqu’à 6h30 demain matin.




Mardi 25 Août 2009

Lorsqu’on se lève ce matin, après la pluie de la veille et le froid de la nuit, les tentes sont raides comme du carton. Mais il fait beau et les nuages sont redescendus plus bas.
Nous partons à 7h30 pour la dernière étape au cours de laquelle, après les séneçons, nous pénétrons dans des zones où la végétation est de plus en plus dense. Nous traversons des forêts où les arbres sont couverts de lichens, et, avec la brume, on se croirait dans le film « le seigneur des anneaux ».
A mi-chemin, nous faisons une halte à Mandara Huts avant de plonger dans la forêt équatoriale, sombre et profonde. Nous apercevons des singes bleus.
Depuis le matin nous croisons les groupes qui en sont à leur 1er ou 2ème jour.





A 12h30, c’est fini : nous passons sous la porte symbolique de l’arrivée à Marangu gate. Nous sommes à 1860m d’altitude et nous avons descendu 4000m de dénivelé en à peine plus de 24h. Après les formalités de sortie, nous nous retrouvons au restaurant où nous préparons les pourboires de l’équipe dont les montants et la répartition avaient été discutés auparavant entre Bob et James. Nous saluons et remercions donc individuellement chaque membre de l’équipe en remettant les pourboires.

A la fin du repas, James nous remet nos certificats de réussite, puis nous embarquons dans une bétaillère pour finir de rentrer et surtout aller prendre une bonne douche.




Nous nous retrouvons tous en fin d’après-midi au troquet du coin avec les guides et les porteurs. Nous sommes venus avec un certains nombre de cadeaux que James va distribuer à son équipe. Je suis ravi que ma paire de chaussures soit attribuée au plus jeune porteur (19 ans) qui fait cela pour payer ses études. Perrine tient à remettre personnellement ses gants à Good Luck qui l’a conduite au sommet.
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Et puis, la bière du Kilimandjaro aidant, il était normal qu’une si belle aventure se termine en chansons : celle du Kilimandjaro, puis Hakuna matata et enfin « elle descend de la montagne » en canon et en 3 langues : Si, pour nous, elle descend de la montagne à cheval, pour les anglais, elle fera le tour de la montagne quand elle viendra et pour nos amis Tanzaniens, elle a gravi la Montagne et en est revenue saine et sauve et pour eux la montagne s'écrit avec un grand "M", car il n'y en a qu'une. Pour nous, ce sera un merveilleux souvenir....
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4 commentaires:

Chacun sa moto a dit…

Avec Goodluck, Livingstone, James et Brown... c'est normal que vous soyiez tous arrivés en haut !
Bravo à vous tous !!!
P'tite soeur

Anonyme a dit…

formidable!!!
mais si j'ai bien compris, je comprends que tu avais du sommeil en retard, et que tu as eu besoin de récupérer en rentrant.
Je pense que toi et Perrine en
garderez un souvenir extraordinaire.
vous pourrez dire j'y était!!!!!
bravo!!! pour cette prouesse qui s'est bien terminée après bien des efforts.
bisous.
mamùie

Michel a dit…

Oui, c'était une belle aventure...que ce récit reflète parfaitement. Merci Daniel.

Marie a dit…

merci d'avoir su trouver les mots pour nous faire revivre cette formidable aventure. C'est le reflet fidèle de ces journées et des émotions que nous avons pu partager

Marie